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Quels sont les principaux risques encourus sur la voie normale du Mont Blanc ?

Voici un petit catalogue des risques les plus courants rencontrés sur la voie normale du Mont Blanc. Et quelques conseils pour réduire la prise de risque ou ses conséquences...

Analyse des 3 grandes sections de l'itinéraire

Entre le Nid d'Aigle et le refuge de Tête Rousse

Sentier, pas de difficultés particulière, les 200 derniers mètres sont plus raides. Attention toutefois à la présence de neige en tout début de saison (ou après une chute de neige) qui peut imposer les crampons en tout début de saison, ou à la glace vive en fin d'été.

Entre le refuge de Tête Rousse et le refuge du Gouter

C'est peut être la partie la plus dangereuse de la course, tant à la montée le premier
jour que le second jour à la descente. Les risques sont de nature
variée :

- Chute de pierres : nombreuses, en particulier dans la traversée du Grand Couloir du
Gouter lorsqu'il fait chaud, ou lorsque des alpinistes s'égarent de l'itinéraire d'accès au refuge. Le port du casque est recommandé. Il convient d'être particulièrement prudent et vigilent aux pierres lors de la traversée du câble du Grand Couloir, ainsi que pendant l'accès à celui ci (les 300 mètres en deça du câbles, et les 100 mètres en dessus).

- Glissade : la traversée du Grand Couloir, en neige ou en glace, est sécurisée grâce à
la présence d'un câble. Voir le mode d'emploi. Le reste du temps, une glissade dans les rochers est possible (des accidents mortels presque tous les ans). Si les rochers sont enneigés ou verglacés il convient de mettre les crampons. Même si l'escalade est facile, l'encordement est recommandé, en particulier pour assurer les personnes les moins expérimentées.

- Le manque de visibilité : l'itinéraire sera particulièrement difficile à trouver dans cette
section en cas de brouillard. Il vaut peut être mieux renoncer si les traces ont été recouvertes et si la visibilité n'est pas bonne. A noter que nous sommes ici en haute montagne, et que même si un temps correct est annoncé en vallée, quelques nuages peuvent souvent accrocher les
plus hauts sommets.

- Les précipitations : pluies (souvent verglaçantes) ou neige rendent le terrain glissant et
masquent les traces. N'envisagez l'ascension que par beau temps stable.

Entre le refuge du Gouter et le sommet

- Corniches : le premier quart d'heure après le départ du refuge, aussi autour des Bosses et sur l'arête terminale. Restez sur la trace, ne vous approchez pas de la corniche même si on ne voit pas qu'elle surplombe.

- Crevasses : il y a quelques crevasses entre l'arête du Dôme du Gouter et le Dôme du Gouter (voir jusqu'au refuge Vallot). Il convient de s'encorder en conséquence sur cette portion.

- Glissade : la dernière section, entre les Bosses et le sommet peut être délicate et dangereuse, en particulier par neige dure ou si la section est en glace. Il est important de réduire la longueur de son encordement et de vérifier la bonne mise en place de ses crampons.

En tous lieux

- L'altitude : chacun à une sensibilité différente à l'altitude. Un aspirine ou du
paracétamol pourront être pris au premier signe de mal de tête. Si
celui ci persiste, il conviendra de redescendre, la perte d'altitude
étant le seul moyen de stopper un MAM (Mal Aigu des Montagnes).

- Le froid : même par beau temps, le froid peut être redoutable en altitude. Ses
effets sont accentués par le vent. Attention aux gelures, il convient
de protéger toutes les parties du corps. Dès les premiers signes de
refroidissement, il convient de mieux se couvrir (prévoir des gants et
des chaussettes de rechange en cas de perte ou si la première paire est
humide).

- La fatique. La nuit est courte (le réveil se fait généralement entre minuit et 2
heures du matin). La marche est longue et un état de somnolence peut
s'installer. Prudence alors, les risques de chute se trouvent décuplés.

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